La cheffe
Lisa Maïssa
Cheffe de cuisine
Une cuisine du cœur, héritée d’une famille corse et méditerranéenne.
Lisa vient d’une famille corse et méditerranéenne où l’on a toujours cuisiné : sa grand-mère, son père. Elle garde en mémoire l’odeur du poulpe qui cuit dès huit heures, les matins de vacances chez sa grand-mère. Devenue mère à son tour, elle a voulu transmettre la même chose à sa fille : des choses simples et vraies, proches de la nature, des produits de saison et des circuits courts, les beaux produits du Luberon.
Elle a vingt ans quand elle répond à une offre à La Closerie, à Ansouis, un restaurant gastronomique une étoile qui ne cherchait personne en cuisine. À la question de ce qu’elle venait faire là, elle répond avec l’aplomb de son âge : « Je suis là pour prendre votre place. » Elle commence le lendemain, comme commis. L’expérience est incroyable, mais courte : concilier une vie de jeune mère et un service gastronomique est trop difficile. Elle se réoriente vers un BTS de graphisme, puis devient tatoueuse pendant douze ans — autodidacte, fidèle à la plume et à l’encre de Chine plutôt qu’au matériel le plus rapide, la qualité toujours préférée à la quantité. Une règle qui ne l’a jamais quittée : faire les choses avec le cœur, ou ne pas les faire.
La cuisine, elle, n’a jamais disparu — et a fini par reprendre toute la place. Lisa part en Suisse, où elle décroche une saison dans une métairie du côté de Neuchâtel. Elle y entre comme commis ; dès le premier mois, un critique gastronomique remarque ses plats, et son patron la fait passer cuisinière et prolonge son contrat d’un an. Elle revient aujourd’hui dans sa région de cœur, le Luberon, pour y être cheffe.
Son parcours
Ansouis
La Closerie
Ses débuts en cuisine, comme commis dans un restaurant gastronomique une étoile — une expérience aussi intense que brève.
Douze ans
Le tatouage
Une reconversion autodidacte, fidèle à la plume et à l’encre de Chine. La cuisine ne la quitte jamais tout à fait.
Neuchâtel
La métairie suisse
Entrée comme commis, remarquée par la critique dès le premier mois, elle passe cuisinière et prolonge son contrat d’un an.
Aujourd’hui
Le Romantique
Le retour dans le Luberon, sa région de cœur, pour y être cheffe.
Sa façon de faire
Cuisiner avec le cœur, ou pas du tout
Lisa cuisine comme elle a toujours vécu : sans détour. Des produits simples et vrais, proches de la nature, choisis en saison et en circuit court auprès des producteurs du Luberon — la même exigence qu’elle voulait transmettre à sa fille.
De ses années de tatoueuse, elle a gardé une conviction : la qualité prime toujours sur la quantité, et le geste juste vaut mieux que l’outil le plus rapide. En cuisine comme à la plume, elle travaille avec patience, jusqu’à ce que le résultat lui ressemble vraiment.
Elle dit volontiers qu’elle ne fait rien sans y mettre le cœur — et que, tôt ou tard, ce choix-là finit toujours par payer.
Quand on fait les choses avec le cœur, tôt ou tard, le retour est gagnant.
